Poèmes de Jacqueline 

Née à Tourelle, j'ai vécu mon enfance à La Martre, en Gaspésie De ma fenêtre, je voyais, au loin, un merveilleux décor: le village, l'église, le phare et le majestueux Saint-Laurent. Dès lors, j'ai appris à découvrir la nature et l'enchantement des couchers de soleil.

Jacqueline Savard
Sainte-Anne-des-Monts.
 
Ces poèmes sont publiés avec la permission de l'auteure, Jacqueline Savard.

La St-Valentin

Cette lettre est pour toi mon amour,
Encore une de plus dans mon tiroir…
C’est important aujourd’hui comme toujours,
Te dire combien mon cœur sans espoir,
Revivre ce passé de jour en jour,
Imaginant entendre tes pas le soir.
Je m’ennuie de tes mains dans mes cheveux,
Ta coupe de vin, là sur la table.
Mélange, mélancolie, brume dans les yeux,
Ces douces soirées bien confortables.
Je voudrais tant me dire, « nous sommes heureux! »
Et pourtant, ce n’est pas raisonnable.
Que deviens-tu?
Ce visage devant moi, je ne le vois plus,
Il est si loin, si lointain.
Te souviens-tu de cette photo de toi,
Enfoncé dans la neige, me tendant la main.
Prisonnier de mon être, grelottant de froid,
Me réchauffer dans tes bras, j’étais si bien.
C’était hier, mais que sera demain?
J’attends toujours de pouvoir te donner
Tes lettres bien rangées dans le noir.
Mon cœur se consume, roman inachevé,
Je tourne la page, afin de pouvoir
Reprendre ma vie pour recommencer.
Cette fois, mon cœur saurait-il aimer?
Une lettre de Valentin serait appréciée.
 
Poème inédit
 
Jacqueline Savard
16 janvier 2007

 


 
 
Joyeuse Fête des Mères

Le mois de mai, le mois le plus beau
Le mois de mai, le mois du muguet
Le mois de mai, la Fête des Mères.

En ce mois de mai chère maman
Je te dois la vie, je me dois de te respecter.
En ce mois de mai, chère maman
Je te dois ce bonheur, je me dois de le préserver
En ce mois de mai, chère maman
Je te dois tant de bonté, je me dois de te protéger.

Le mois de mai, le mois le plus beau
Le mois de mai, le mois du muguet
Cette odeur si délicate, de cette fleur si fragile.

En ce mois de mai, chère maman
je te dois tant d’amour, je me dois de l’apprécier
en ce mois de mai, chère maman
Je te dois tant de caresses, je me dois de te gâter.
En ce mois de mai, chère maman
Je te dois tant de fatigues, tu te dois de te reposer.

En ce mois de mai, c’est la fête de toutes les mamans,
En ce mois de mai, c’est la fête de toutes les grands-mamans,
Tout autour de la terre, je vous souhaite, joyeuse fête,
Pleine d’amour, de bonté, et de rêves.

 
Jacqueline Savard
06 avril 2006

 


 
Amoureuse de la nature

Figer en image
Les merveilles de la nature.
Fixant sur mon passage
Les glaces et ces froidures.

Figer en image
L’enfant dans la verdure.
F ixant sur mon passage
L’homme au regard dur.

Figer en image
L’oiseau à toute allure.
Fixant sur mon passage
L’arbre géant de bon augure.

Figer en image
Ombre et lumière, bien sur!
Fixant sur mon passage
Paysage, ciel bleu azur.

Figer en image
Mille pigeons sur la toiture.
Fixant sur mon passage
L’amour de la nature.
 
Jacqueline Savard
27 septembre 2005

 


 
J’ai mal à mon âme

J’ai mal à mon âme
De voir la souffrance,
Comme une longue flamme
Qui brûle dans l’offense.

L’on se fie à l’amour
Pour mieux se découvrir.
Illusion troubadour,
La haine cache l’avenir.
Nos émotions un jour,
Espère s’en sortir.

Nous vivons en action
Sur cette terre d’espoir,
De souffrance, d’abandon,
De peur, de désespoir.

Les actes, les conséquences
Qui assombrissent nos jours,
Pardon de préférence,
Allège nos nuits d’amour.
Comme les ailes d’un ange
Protègent des mauvais tours.

J’ai mal à mon âme
De voir la souffrance,
Comme une longue flamme
Qui brûle dans l’offense.

L’on se dit amoureux
Aujourd’hui pour toujours,
Des paroles, des aveux
Froissant parfois l’amour.
L’on se retrouve vieux
Sur un divan de velours.

Nous vivons en action
Sur cette terre d’espoir,
De confiance, de pardon,
D’aimer sans décevoir.
 
Jacqueline Savard
03 août 2005
 

 

 
À toi mère

Le monde en toi commence
Éveille en nos cœurs la foi.
Accablé, vie de l’espérance,
Mère tu nous ouvres la voie.

Mère tu donnes en toi la vie,
Partage tout ton amour.
Tu pardonnes, et tu chéris,
De tout ton être pour toujours.

Mère unique tu es la Reine,
Du foyer, façonné de tes mains.
Vers toi l’amour, non la haine,
L’orage, ne trouble pas les tiens.

Mère en ce temps difficile,
Tu guides nos pas toujours.
Mère en ce temps fragile,
Tu ouvres la porte de l’amour.

Par toi nous voulons l’unité,
O mère, servir jusqu’au bout.
Grandir comme tu l’as montré,
Toute une vie, se tenir debout.

Mère ta grâce et ta bonté,
Révéler aux yeux du monde.
Ta foi n’a pas chancelée,
Mère sublime dans l’ombre.

 
Jacqueline Savard
27 avril 2005
 
 

 

 

Une lettre

Ah! Mon ami, que ce sera long!
Un mois.
J'aime quand tu es là, près de moi,
Ton souffle à mon cou, ton odeur.

Ah! Mon ami, que ce sera long!
Un mois.
Ton ordre et ton désordre ma foi,
Nos beaux souvenirs, trouble mon coeur.

Ah! Mon ami, que ce sera long!...
Un mois, sans ton cher tapage.
Je saurai m'habituer mais bon,
Oui il me faudra du courage.
Je retrouve ma peine car au fond,
Derrière moi je traîne ma rage.
Ces matins sans bonjour, sans un son,
Nuits éveillées, Je vois ton visage.

Ah! Mon ami, que ce sera long!
Un mois, sans plainte et sans malaise.
Je saurai m'habituer, mais bon,
Sans toi je suis si mal à l’aise.
Je suis triste et j'ai froid sans raison,
Si je pouvais me blottir un instant serait-ce!
Je sais, les beaux jours reviendront,
Mes pensées et mes rêves apaisent.

Ah! Mon ami, que ce sera long!
Un mois, sans musique à mon piano,
Je saurai m'habituer mais bon,
Sans cris d'enfants, en ouvrant mes rideaux.
On croit toujours nos propos profonds,
Mes bavardages, mes écrits mes mots.
Ces monologues sans fin, sans solution,
Font qu'augmenter mes doutes, ma raison.

 
Jacqueline Savard
14 janvier 2005
 

 

 

L'enfant

Un enfant, c'est la vie;
Un enfant, c'est l'amour;
Un enfant qui nous ravit,
Un enfant pour la vie,
Un enfant qui nous ravit,
C’est celui qui nous unit.

L'enfant, comme une fleur, s'ouvre à la vie,
Tôt à l'automne, devant ces couleurs.
Pour voir ce paysage, il est trop petit,
Mais l'arbre n'attend pas pour lui, c'est l'heure;
De laisser aller ses feuilles qui s'enfuient,
Au gré des vents pour s'éparpiller ainsi.
De laisser aller ses feuilles qui s'enfuient,
Au gré des vents pour s'éparpiller ailleurs.

Petite fille, tu lutteras toute ta vie,
Tu grandiras pour prendre ta place.
Avec tout l'amour et ton énergie,
Tu sauras bien sûr sauver la face.
D'un monde parfois cruel et sans soucis,
Tes rêves sauront affronter ses folies.
D'un monde parfois cruel et sans soucis,
Tes rêves sauront affronter ses sarcasmes.

Petit ange, de tes pleurs tu t'exprimes,
Maman et papa te serrent dans leurs bras.
Déjà tu sais que vos coeurs ultimes,
Dégagent un bonheur que tu défendras.
Petite fille tant désirée et sublime,
Les bras tendus, tu feras tes premiers pas.
Petite fille tant désirée et sublime,
Les bras tendus, tu iras vers papa.

La vie te semblera bien difficile,
Tu la découvriras dans l'espace temps.
Mais déterminée et très habile,
L'étoile suivra tes yeux si brillants.
Tu seras le bouton de rose fragile,
Tu auras tout l'amour de tes Grands-Parents.
Tu seras le bouton de rose fragile,
Tu auras tout l'amour de tes parents.

 
Jacqueline Savard
19 décembre 2004
 

 



Le jardin

Il y a bien longtemps,
À l’époque de Monet.
Une dame vêtue de blanc,
De son château sortait.

Rêveuse se promenait,
Dans son immense jardin.
Le voir, elle espérait,
Qu’un instant, enfin…

Qui était donc cet homme
Qu’elle avait entrevu…
Par hasard, cette personne,
L’avait -elle déjà vue?

La chaleur du soleil,
Et la douceur du vent.
Jardin : souvenirs en éveil,
Toile immortelle, sommeille.

Son cœur brûlant d’amour,
Dans son jardin fleuri.
La dame en blanc toujours,
Vivait ses rêves ses nuits.

 
Jacqueline Savard
04 décembre 2004
 

 
 
Aux Quatre vents


Le vent du nord,
Le vent de l'est,
Le vent du sud
et le vent de l'ouest
Forment des tourbillons absurdes
D'une société de promesses.

Je me transporte aux quatre vents
Comme les oiseaux migrateurs.
Je me transporte sur un écran
Dans ma maison ou bien ailleurs.
Je me raconte de beaux romans
Que j'imagine au fond des coeurs.

Je me cramponne aux nuages
dont la pluie tarde à tomber.
le temps a fait des ravages,
Mon miroir ne peut se tromper.
Je m'agrippe aux nuages
Pour mieux voir ce monde affecté.

J'aimerais pouvoir comprendre.
Pourquoi tant de changements dans l'air?
J'aimerais pouvoir comprendre,
Ce qui se passe sur la terre.
J'aimerais pouvoir suspendre
L'unité dans notre univers.

Le vent du nord,
Le vent de l'est
Soucis des proies et des faiblesses.
Le vent du sud,
Le vent de l'ouest
Désir d'un monde de justesse.

 
Jacqueline Savard
Recueil poétique.
 

 

 

Rêve Médiéviste

Par chemin faisant, l'air de rien,
lisant mot pour mot le parchemin
reçu du messager pieds nus.
imaginant son visage,
le soleil réchauffait ma peau,
je buvais chaque phrase,
je goûtais chaque mot
du chevalier inconnu,
m'ayant aperçue au loin,
comme un mirage sur l'eau.

je rêve, je rêve, je rêve,je rêve,
y a t'il encore des messagers?
je rêve, je rêve, je rêve, je rêve,
où sont passés les chevaliers?

je dormais près de l'étang,
un oiseau effleurant ma joue.
je me réveillais tout à coup,
inconsciente du moment.
je cherchais le parchemin
reçu d'un étranger pieds nus,
en laissant mon subconscient
se jouer de moi un moment.
pour rêver l'instant... l'instant présent.

je rêve, je rêve, je rêve, je rêve,
y a t'il encore des messagers?
je rêve, je rêve, je rêve, je rêve,
y a t'il encore des chevaliers?

par chemin faisant, cheveux au vent,
À la main, livre médiéviste,
je m'étais laissée emporter
par l'époque des chevaliers.
voltigeant près de l'étang,
ce bel oiseau familier.
s'envole le rêve dans le temps.
l'illusion du parchemin,
comme un mirage au loin.

je rêve, je rêve, je rêve je rêve,
s'envole le rêve dans le temps,
je rêve, je rêve, je rêve, je rêve,
l'illusion du temps présent.

Recueil Nimager
Jacqueline Savard
 

 
 
Bonne Fête des pères

Le mois de juin début de l’été,
Plaisir intense, grands et petits.
Quelle joie pour eux de se préparer,
À faire la fête en harmonie.
Pour un père un grand-père bien aimé,
Rien n’est trop beau! Ils sont conquis.

Quoi de plus chaleureux qu’un père,
Qui raconte ses histoires d’enfant.
Ces petits tout heureux espèrent
Apprendre et passer du bon temps.
C’est le courage d’une famille entière,
Le rêve, l’angoisse et l’enchantement.

Pour un père ce n’est pas toujours drôle,
De pouvoir faire vivre sa marmaille.
Les années, la fatigue jouent leur rôle,
La patience fait des siennes et l’assaille.
Mais se relève, redresse les épaules,
Pour lui, chaque jour c’est une bataille.

Grand-père assis sur un banc d’école
Du jardin de son fils, médite.
Ses jours se déroulent d’une course folle,
Mais profite de cette beauté unique.
Regarde ses petits enfants qui rigolent,
Il songe à sa longue vie pathétique.

Dans quelques jours ce sera la fête.
Rencontres de familles traditionnelles
Et reconstituées; pour les pères,
Grands-pères génération nouvelle.
Tout ce petit monde est fier,
De cette rencontre exceptionnelle.

 
Jacqueline Savard
Poème Inédit
03-06-2004
 

 
 
Les cerisiers

Les bourgeons de mes cerisiers
Sont sortis par une belle journée.
Le vent effleure aussi le rosier,
Tous deux se préparent pour l’été.
Les petits oiseaux viennent sautiller,
Prennent leur essor pour s’envoler.

Le printemps s’éveille dans la nature,
Parfois, des orages très violents.
Les eaux sortent de leur lit si dur,
Dévastent et font pleurer les habitants.
Le soleil revient avec l’air pur,
Redonne joie, courage évidemment.

Mes cerisiers seront bientôt en fleurs,
Pour enfin devenir de belles cerises.
Recevoir l’été dans sa splendeur,
Goûter ce fruit, sentir cette brise.
Ce vent doux de juin à l’odeur,
De fêtes, d’événements, de surprises.

Juin, la fin de l’année scolaire,
Dont les enfants en vacances.
Profitent de la plage et du grand air,
Pendant que d’autres chantent, et dansent.
La liberté, de toutes manières,
C’est la vie pour eux, c’est la chance.

L’amour de la nature, des espaces,
La verdure et ses champs fleuris,
Nos montagnes ou les gens s’entassent,
Pour gravir et monter vers le ciel gris.
Comme les nuages, se ramassent,
L’espace d’un soir leurs yeux sont ravis.
 
Jacqueline Savard
Poème Inédit
26-05-2004
 


 
 
Bonne fête des mères

Je me souviens chère maman,
Toute petite tu me berçais.
Je me souviens d'un mal de dent,
Ta joue contre la mienne m'apaisait.
Je me souviens de ton sourire ardent,
Tout de toi à mes yeux m'enchantait.

Je me souviens des belles chansons,
Berceuses si douces à mon oreille.
Je me souviens, à ma façon,
D’une mère au grand coeur sans pareil.
Je me souviens de l'émotion
Que mon être ressentait à merveille.

Je me souviens d'une mère
Toujours agréable et fière.
Je me souviens, parfois lui déplaire,
Mais sans être trop grossière.
Je me souviens, me donnant des airs,
Pour mieux passer mes manières.

Je me souviens du temps passé,
Où, aujourd'hui c'est à mon tour
Je me souviens t'avoir regardée,
Pour suivre tes traces avec amour.
Je me souviens de tes yeux mouillés,
De voir partir, les tiens à leur tour.

Maintenant, je suis mère et grand-mère.
Je suis plus jeune que jamais.
Je vis aujourd'hui, non pour hier,
Demain sera ma surprise, qui sait?
Mon âme en paix solitaire,
Vivre dans l'amour, rêver de paix.
 
Jacqueline Savard
Poème Inédit
29-04-2004
 

 
 
Le printemps

Le printemps encore tout engourdi
D’un hiver qui n’en finit plus,
Le printemps se fait du souci
Dans l’attente de sa nouvelle tenue.

Sur la branche, je bourgeonne
Je m’accroche pour ne pas sortir,
J’ai peur et je me cramponne,
Pourquoi vivre et puis mourir?

On essaie de me convaincre
Que c’est beau, merveilleux dehors,
Mais quant à moi, j’ai des contraintes.
Je me contrefous si j’ai tort.

Je ne veut pas me découvrir,
Je suis bien là sur ma branche.
Je n’ai pas le goût de souffrir,
Faire briser mes feuilles si tendres.

On me pousse, me force à m’ouvrir
L’on dit que c’est la tradition,
Se conformer ou bien périr
Dans l’attente de cette nouvelle mission.

Le printemps de son souffle doux,
Me dit que l’hiver est fini.
Je m’éclate, ne voulant pas, surtout,
Contrarier ce printemps plein de vie.
 
Recueil poétique
Jacqueline Savard
22-02-2004
 

 
Pour la St-Valentin - Le bonheur
 
Le bonheur est dans tous les cœurs,
Il suffit de savoir le saisir.
Quand il passe, ne faut pas avoir peur,
D’ouvrir sa porte avec grand plaisir.

Le bonheur file comme un coup de vent
Où il entre sans frapper, derrière.
Je le garde pendant un moment
Et puis s’éloigne d’un air très fier.
Je cherche mon petit bonheur, souvent
Il me joue des tours à sa manière.
Le saisir à vol d’oiseau, à temps,
Vivre ma vie si courte, entière.

Le bonheur est comme une chanson,
C’est la durée d’une mélodie.
Tu recommences, c’est pour de bon
Et voilà tout est fini.

Le bonheur longe ma fenêtre,
Pas de chance les rideaux sont fermés.
Dieu d’ bon Dieu, que je suis donc bête,
Je l’ai encore laissé s’en aller.
Solution, je cherche dans ma tête,
Être là, lorsqu’il va se pointer.
Je sors et je cours à la fête,
Peut-être que je vais le rencontrer.

Le bonheur a laissé sa trace
Jusque chez le voisin d’à côté.
Va-t-il rester là, que je sache,
Moi, qui voulais m’en emparer.

Le bonheur tic-tac dans tous les cœurs.
Les mains moites et les gestes lents,
Pour ce simple mots, ce fier seigneur,
Ce si beau bonhomme, bonhomme allant.
J’ouvrirai ma porte à ce bonheur
Pour qu’il comprenne que je l’attends.
Je le chercherai de tout mon cœur
Pour le reprendre, reprendre vraiment.

Le bonheur est dans tous les cœurs,
C’est un soleil, c’est un enfant,
C'est un soupir, c’est une lueur,
C’est une caresse dans le vent.
 
Recueil poétique
Jacqueline Savard
29-01-2004
 
 


 
Janvier


En janvier, son cœur est givré
Comme la fenêtre de sa chambre.
Janvier les gros froids de l’année,
Hier journée de septembre.
Son parapluie, elle a cherché
Pour cacher ses larmes tendres.

Janvier tantôt doux, tantôt froid,
Caprice d’instinct d’un enfant.
Bouleversée, la mère en effroi
Lui ouvre ses bras de maman.
dès l’instant son cœur en émoi
sèche ses pleurs d’un morceau de soie.

Janvier, des cristaux d’argent
Se sont déposés durant la nuit
Sur une vaste étendue de blanc
Que le soleil levant reluit.
La mer se repose calmement
Cachée des vents et poudrerie.

Janvier se forme des glaçons
Par une journée ensoleillée.
Tombant du toit de sa maison
De belles chandelles toutes colorées.
Janvier s’exprime à sa façon
Comme l’enfant à son arrivée.

Janvier tempête, calme ou repos
Contraste des vents et des marées,
Heureuse elle chante fa mi sol do,
Musique du temps des passionnés.
Janvier lui donne froid dans le dos,
Malgré la chaleur de son manteau.

Recueil poétique
Jacqueline Savard
17-12-2003

 

Père Noël

Cher Père Noël,

Je vous écris avec l’aide de mon grand frère

Nicolas, qui a neuf ans.

Moi, je m’appelle Noëla et j’ai six ans.

Je suis si triste et mon frère aussi...

Mon papa est sorti l’autre jour, il n’est pas revenu.

Ma maman est triste aussi,

Car elle essuie ses yeux avec son tablier.

Je lui demande : « quand papa reviendra »?

Elle me dit : « bientôt ma chérie ».

Mon grand frère lui, dit que notre papa ne reviendra plus.

Si vous pouviez faire une recherche

Père Noël, regardez dans votre carnet

D’adresses, dans votre ordinateur.

Mon papa avait écrit pour nous, l’année passée.

Et vous aviez répondu. Cherchez dans les M.ST-Pierre.

J’ai demandé aussi au petit Jésus,

Dans mon cœur, à vous deux, je suis

Certaine, que vous allez le retrouver.

Et n’oubliez pas de lui dire, que maman l’attend et nous aussi.

Nous l’aimons gros, gros Père Noël.

C’est le seul cadeau que nous voulons pour Noël.

En passant père Noël, pourriez-vous,

Laisser un ourson ou bien une petite poupée

Ou mieux encore, une autre maman

À mon amie la voisine, elle n’a qu’un papa,

Sa maman est au ciel.

Merci Père Noël, des gros bisous à vous et vos Lutins.

Bon voyage avec vos jolis Rennes.


Joyeux Noël,
HOH OHO
Père Noël
Pôle-Nord.

Jacqueline Savard
Poème Inédit
09-12-2003
 


 
Joyeuses Fêtes

L’hiver sera bientôt à nos portes,
Déjà, ce sont les préparatifs des fêtes.
Des jolies lumières de toutes les sortes,
Décorations lumineuses à nos fenêtres.
Réjouissances, les joies qui nous emportent,
Les enfants courent dans la neige, crient à tue-tête.

C’est, le super- marché et les boutiques,
C’est l’euphorie, la course folle.
Pour la recherche, d’un meuble antique
Ou un très beau cadeau pour Léo Paul.
Magasiner un arbre synthétique,
Pour décorer, nos cœurs qui s’affolent.
les fêtes, nostalgie d’un amour perdu,
Période des joyeuses retrouvailles.
Préparation des présents et menus,
Pour les grands et la petite marmaille.
Recevoir la parenté le temps venu,
Des poignées de mains, cœurs qui tiraillent.

NoëL c’est la fête de tous les enfants,
Qu’ils soient riches, pauvres ou malades.
Dans leur sommeil, ils rêvent de présents,
De cadeaux uniques, de désirs agréables.
D’amour et de caresses en se réveillant,
La chaleur d’un milieu confortable.

Les fêtes, c’est un moment d’allégresse,
D’amour, de fraternité, et de bonheur.
Donner de son temps, à cette jeunesse,
A tout les êtres chers, de bon cœur.
Bonne et heureuse année, pleine de sagesse,
Vos rêves vos désirs un jour voient, la lueur.

Jacqueline Savard
Poème Inédit.
19-11-03
 

 
 
Octobre

Octobre, ce mois qui s’achève pour laisser la place à novembre; 

L’automne, de jour en jour change la couleur du tapis vert 

Et les jolies feuilles des arbres qui tombent. 

Saison de coloris multiples laissant les branches dénudées,

Pour fleurir une dernière fois sur le tapis vert de l’été. 

En ajoutant un petit brin de neige blanche afin d’éblouir nos yeux d’enfants.

Le temps passe trop vite,

Dans quelques jours, ce sera la fête des grands et des petits,

Des déguisements, des costumes variés, pour cette soirée unique, exceptionnelle.

Déguiser les petits enfants, les voir marcher dans les rues, et frapper à nos portes, 

pour montrer leurs jolis costumes de l’Halloween, recevoir des bonbons et

Remplir la tirelire de l’UNICEF.  N’est-ce pas, là une belle journée d’automne ?

Cela nous réchauffe le coeur, de voir dans les yeux de ses enfants, tant de bonheur,

Qui nous fait oublier les journées de pluie sombre et triste ?

En sachant, qu’il y aura encore d’autres belles surprises, que la vie nous réserve, 

Et beaucoup de joie, de petits plaisirs, comme la pomme que l’on cueille, pour mieux mordre dans la vie... 

Et donner à ceux qui nous tendent la main.

Jacqueline Savard
Poème Inédit.
31-10-03

 
 
Automne

Hier, nous sommes allés au chalet pour marcher dans le bois.
Il y avait un petit tapis de neige mélangé de feuilles d'automne, de multiples couleurs. Aujourd'hui après le départ de Raymond, mon conjoint,
Je fais un beau ménage dans ma maison, sans regarder dehors.

Mais voilà ! Je me lève la tête et je m'avise à regarder par la fenêtre, surprise de voir de beaux flocons qui tombent sur les arbres encore garnis de jolies feuilles de toutes les couleurs.

Je ne suis plus fatiguée par ma besogne entreprise auparavant. 
Les flocons sont de plus en plus gros c'est féerique. 
Un beau chat noir, qui passe dans la cour, fait des bonds pour attraper cette pluie blanche recouverte de ouate.

Serais-ce déjà la fin de l'automne? Oh non ! 
C'est simplement pour enjoliver cette journée sans soleil.
Mes yeux ne sont pas assez grands, mais pourtant je m'efforce à regarder ce mélange qui m'enveloppe, me nourrit de ce si beau décor.

Enfin, le soleil tasse les nuages afin de me montrer un petit bout de ciel bleu, pour me dire qu'il sera là demain.

Jacqueline Savard
Poème Inédit.
23-10-03

 
 
Grand-père à son petit-fils

Plus je te regarde grandir 
Plus je suis amoureux de la vie.
Cher Petit chérubin, de l'avenir 
Tu m'émerveilles, tu me ravis.
Tu me gâtes de ton sourire,
Tout tes petits gestes, me séduisent.

Tu es un garçon calme, vif d'esprit,
Tu cours tu te jettes dans mes bras
En me disant bonjour mon Papi! 
Je sens mon cœur, mon cœur qui bat,
De ce bonheur, cette harmonie,
De tes finesses, tes rires aux éclats.

J'aime entendre parfois tes pleurs,
Comme une musique à mon oreille.
Te bercer mon ange, plein d'ardeur
Apaiser tes soupirs dans ton sommeil.
Parfois, il m'arrive d'avoir peur
De ne plus te voir à mon réveil.

Je me garde bien de te le dire,
Et puis, je ne suis pas si vieux que ça?
Alors, continu de me faire rire,
Mon petit-fils, surtout ne t'arrête pas.
Ensemble nous aurons bien du plaisir,
Aussi longtemps, que l'on vivra. 

Grand-père, je suis fier de l'être,
Surtout, que j'ai tant à lui donner.
J'ai tout mon temps pour le connaître,
Bien des histoires à lui raconter.
Et passer aussi de belles fêtes,
Ajoutant des chandelles, chaque année.

Poème Inédit 
Jacqueline Savard 
03-09-03

 
 
 
Entre chien et loup 


Superbe coucher de soleil,
Reflet dans mes cheveux
Le lac bleu est vermeil
Juste pour un temps, un jeu.
La nuit ne sera plus pareille,
Seront fermés mes yeux.

Sur le lac, des pêcheurs,
Font des ombres chinoises.
Les canards ont horreur
Qu’on les apprivoise.
Doit venir la noirceur,
Nuit et jour se croisent.

Les sabots de la vierge.
Butinés des bourdons,
Les rayons engagent 
Des couleurs d’autres tons
Et la nuit s’arrange
Pour noircir l’horizon.

À la tombée de la nuit,
Les faisceaux et reflets,
Le cèdre géant luit,
Formant lumières et effets.
Bientôt sera endormi
Le noir sera complet.

Cèdre toujours debout
Me donne son énergie
C’est entre chien et loup
Qu’éveille en moi la vie.
Clair de lune, soleil doux 
Il est là jour et nuit.

Recueil poétique Nimager
Jacqueline Savard
29-08-03
 

 
 
Bonne Fête des Pères

Loin de toi mon père,
Je songe à mon passé.
Comme un feu qui brûle,
Mes origines les plus pures.

Loin de toi mon père,
J’ai oublié, comment j’étais bien.
Combien je t’aimais,
Sans pouvoir te le dire.

Loin de toi mon père,
Tu ne devais pas partir.
J’avais tant besoin de ta main,
Me guider, dans ce chemin de vie.

Loin de toi mon père,
Ma blessure a meurtri mon âme.
Douleur, effondrement, mal de vie,
À la surface, enfin je suis remonté.

Près de toi mon père,
Tel un ange venu me bercer.
Une nuit, apaiser mon cœur
M’offrir l’amour, afin de le partager.


Poème Inédit.
Jacqueline Savard
04-06-03
 

 

Bonne Fête Des Mères

Une mère, c’est le chemin de la vie
Une mère, c’est le joyau d’un foyer
Une mère, c’est une présence acquise
Une mère, c’est ce grand cœur assuré.

La fête de toutes les mamans du monde,
Là, où les fleurs sont au rendez-vous
Là, où les belles chansons font la ronde
Autour de la terre, pour elles, on oublie tout
On oublie ces horreurs et ces bombes,
Un moment, pour fêter chez eux chez nous.

Une mère, c’est tout un monde en éveil
Une mère, c’est la présence d’un enfant
Une mère, c’est des nuits sans sommeil
Une mère, c’est celle qui ne compte pas son temps.

La fête de toutes les mamans du monde
Là, où ce cadeau le plus précieux
Là, où les raisons les plus profondes
Des enfants et ses jours merveilleux
Ces regards d’Amour, et ces larmes,
Tombe sur sa joue, comme un saphir bleu.

Une mère, c’est perles aux fonds des mers
Une mère, c’est bouton de la rose
Une mère, c’est aussi une grand-mère
Une mère, c’est Marie notre mère.

Poème Inédit.
Jacqueline Savard
02-04-03
 

La Pâques   

Jour de la Résurrection
Jour de la réjouissance
La fête de la vie
Retour du printemps
Nos plus beaux habits
Messe de la Pâques
Chapeaux de paille
Offrir petit présent
Roses aux amoureux
Ou bien des sucreries
Chocolats de Pâques
Dont les enfants raffolent
Lapin de peluche
ou lapin de chocolat
Cocos de Pâques
Font courir les enfants
Cachés un peu partout
Cherchent ces fondants
Enveloppés de beaux papiers
De diverses couleurs
Cachés dans un tiroir
Ou au fond d'une armoire
Et même au fond des coeurs
Des roses pour l'amour 
Petit présent pour les enfants
Aux yeux tout pétillants
Offert si gentiment
Ce beau dimanche de Pâques.
 
Texte inédit 
Jacqueline Savard
26-02-03
 
 

 

À MON AMI
Cupidon, le Dieu de l’amour
Pourquoi? As- tu percé mon cœur
De jeunesse, du haut de ta tour
Sachant qu’il sera déjà ailleurs
Me laissant ce, perdu sans retour
Souvenir d’une lointaine lueur.
 
Cupidon, de ta flèche tu choisis
Symbole recherché de l’amour
Où étais-tu ce jour, mon appui
Que l’ange de ses ailes de velours
Était venu l’ayant accueilli
Là haut là haut pour toujours.
 
Cupidon blessé je fus
Ce jour là  versant des larmes
Chaudes, pleines de tristesse, émue
Le cœur meurtri sans arme
Spectacle, brouillant ma vue
Cœur déchiré jusqu’à l’âme.
Cupidon, sans un mot d’espoir
Tu m’as quand même fait un cadeau
Je garde dans mon cœur, pouvoir
L’aimer jusqu’au delà plus haut
Des cieux, rejoindre un jour , le voir
Briller comme les étoiles, sans mots.
 
Cupidon, le Dieu de l’amour
Toi qui projettes tant de chaleur
Parfois tristesse, de ces jours
Plus sombres mais sans trop de rancœur
Paix, Amour recherchons toujours
Sur terre le secret, c’est le bonheur.
 
Poème inédit
JacquelineSavard
23-01-03
 
 
 
 
  
 

Hiver de chez-nous

Beauté calme comme sur carte postale,
Parfois violent, froid, rafale,
Hiver sans fin, brûle l'énergie.
Évidemment, de mon coeur aussi.
 
Beauté calme comme sur carte postale,
Parfois doux, réchauffe mon affable,
Hiver sans fin, refroidit mes sens endormis.
Évidemment, mon corps se réveille et prend vie.
 
Beauté calme comme sur carte postale,
Parfois, neige brillante de milliers d'étoiles,
Hiver sans fin, décor féerique m'éblouit.
Évidemment, je m'émerveille et je revis.
Beauté calme comme sur carte postale,
Parfois, je rêve et je m'emballe,
Hiver sans fin, comme l'enfant je m'étourdis.
Évidemment, j'imagine qu'il est mon ami.
 
Jacqueline Savard
Sainte-Anne-des-Monts.
 
 
 
 
 
 
 
 

L'homme au cœur d'or

L'ami depuis toujours, d'hier et de demain,
L'homme au coeur d'or, jouit dans le silence du temps.
Profite de tout son être à pleine main
Sait regarder, admirer Si ce n'est qu'un étang.
Il tend la main vers l'oiseau, un morceau de pain,
La pie voltige autour de lui, les ailes au vent.
 
L'ami de tous les jours
L'ami de tous les temps,
Il vit pour l'amour
Il vit le temps présent.
 
L'homme au coeur sensible, parfois a du chagrin.
Comme l'enfant, il oublie tout et s'émerveille
D'une larme sur la rose d'un papier peint,
D'une quenouille brisée par le vent de la veille.
Yeux éblouis par le soleil, espace divin
De là, tout s'éveille en lui, même dans son sommeil.
 
L'ami de tous les jours
L'ami de tous les temps,
Il vit pour l'amour
Il vit le temps présent. 
L'hiver givre à sa fenêtre de jolies fleurs.
Calme devant la tempête, profitant du feu.
L'instant présent touché du doigt, belle lueur,
Nuit tombante, silhouette au loin sur le lac bleu.
À l'horizon, soleil couchant dans sa splendeur,
Consterné devant, coeur gonflé, il est heureux.
 
L'ami de tous les jours
L'ami de tous les temps,
Il vit pour l'amour,
Il vit le temps présent.
 
 
Jacqueline Savard
Sainte-Anne-des-Monts.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

La Dame

Dame, que vous êtes coquette!
Toujours bien mise, à la page,
À l'exemple d'une soubrette,
Une jolie femme sans âge,
Les mains tendues, toujours prêtes
À façonner votre village.
 
Dame, émerveillée de toutes
Ces belles choses de la nature,
Fonceuse, quelle que soit la route.
Lui, l'amant et vous, l'aventure
De l'homme choisi, aucun doute,
Ayant découvert le joyau pur.
 
Dame, choyée par la noblesse,
Généreuse de cœur, exaltée;
Formant un couple dans l'ivresse
Du bonheur, du travail accepté.
Partagés d'amour, sans faiblesse
De vos gestes, c'est la liberté. 
Dame, amoureuse de la vie,
Que ce soit travail ou culture,
Laisse tous les tracas dans l'oubli.
Repos parfois sur la verdure,
Vivant comme l'enfant qui sourit,
Sans se soucier de son allure.
 
Dame, ah! que vous êtes belle!
Les yeux de l'amour portés vers vous,
De celui qui ouvre ses ailes,
Qui vous enveloppe d'amour fou.
On vous dit parfois tourterelle,
Vous soufflant des mots à votre cou.
 
 
Jacqueline Savard
Sainte-Anne-des-Monts.
 

 


Amie fidèle

Sous le charme de tes longs cheveux
Et le regard de tes yeux bleus
Naquit soudain une amitié
Grandissante avec les années.
 
Large vision de l'avenir
Déterminée prête à bondir
Tu t'es dirigée sans regarder
Vers une inconnue d'à côté.
 
Trouvant là, bras grands ouverts
L'amie d'aujourd'hui et d'hier.
Tu fus le bouquet de fleurs
Qui embauma ma demeure.
 
 
 
L'amour la passion, l'extase
Peines et joies ébruitant l'impasse
Devant un bon feu de foyer
Ou une musique appropriée.
 
Nos coeurs battant à quatre temps
Rêvant éveillés ou en dormant,
Nuit de silence ou agitée
De bons moments avons passés.
 
Toujours sous le charme du présent
Des années ont passé pourtant.
Tu es encore là, présente,
Amie fidèle qui m'enchante.
 
Jacqueline Savard
Sainte-Anne-des-Monts.
 

 


Journée d'été

Journée d'été étendue
Seule sur le sable chaud,
Se laissant caresser nue
Du vent effleurant sa peau,
Comme un voile tendu;
La couvrant d'amour, de mots.
 
Regard perdu vers le ciel,
S'accrochant aux nuages
Qui passaient sous le soleil,
Lui faisant un ombrage,
Sur son corps doré de miel,
Rêvant de lui, de plage.
 
Vagues de la mer, roulant
Près de ses pieds dénudés,
Bruit de ce fleuve géant,
Se jetant sur les rochers;
De son beau nuage blanc,
Vers lui se laissant guider
La route dans l'univers
De ses pensées de rêves,
Voyage du haut des airs,
Pourtant là sur la grève,
L'esprit imaginaire;
Suspendu à ses lèvres.
Journée d'été de fièvre;
Passion vive de l'amour,
Son beau rêve s'achève.
Cette extase d'un jour,
Là-bas au loin le havre;
L'espoir de le voir un jour.
 
 
 
Jacqueline Savard
Sainte-Anne-des-Monts.
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 


Souvenirs d'automne

La Gaspésie, quel joli coin,
L'automne, ses feuilles toutes colorées.
Tout en s'éloignant des voisins,
Dans la forêt très rapprochée.
De grands détours n'avions besoin
Pour vivre au grand air, s'isoler.
 
Tables de pique-nique, prêts à manger.
Autour d'eux, dévorant des yeux,
Nos enfants vivaient sans danger
Des moments uniques, merveilleux.
Ces petits plaisirs bon marché
D'une richesse escomptée pour eux.
 
Ventre plein en chemises carreautées
Comme l'on dit, de laine du pays.
Aventures, sourires dégagés,
Très jeunes, s'nourrissaient d'la vraie vie,
D'une école spéciale, imagée
Qu'on apprend pas, même aujourd'hui.
 
Petits lièvres, chevreuils et perdrix,
Un beau spectacles pour les enfants
Qui regardaient sans faire de bruit,
Afin d'les admirer longtemps,
Pour raconter à leurs amis
Ce beau cortège dans les champs.
 
Les feuilles d'automne voltigeaient
Autour de nous, d'un vent léger,
Sous nos pieds, en marchant craquaient,
Les feuilles mortes déjà tombées.
Papa, Maman, des photos prenaient,
Souvenirs d'automne à conserver.
 
Jacqueline Savard
Sainte-Anne-des-Monts.

 

 

 


Pourrais-je?  Devrais-je

Pourrais-je vivre sans beauté,
Devrais- je mourir sans avoir vu
Tant de splendeur d'immensité
Tant de couleurs devant ma vue.
Ombres et lumières se sont jouées
De ce décor sorti des nues.
 
Pourrais-je vivre sans aimer,
Devrais-je mourir sans avoir dû
Tant de pouvoir m'étant donné
Tant de savoir j'aurais voulu
Pour mieux créer à volonté
Pour me jeter à corps perdu.
 
Pourrais-je vivre sans idées,
Devrais-je mourir sans avoir cru
Tant de valeurs entrechoquées
Tant de courage m'aurait fallu
Dans des moments de difficulté,
L'immensité m'ayant soutenue.
Pourrais-je vivre sans garder,
Devrais-je mourir sans avoir pu
Tant de toiles inachevées
Tant de rêves, j'aurais vécus
Dans l'univers de mes pensées
Offrir mon coeur de plus en plus.
 
Pourrais-je vivre sans beauté,
Devrais-je mourir sans avoir vu
Pourrais-je vivre sans aimer,
Devrais-je mourir sans avoir dû
Pourrais-je vivre sans idées,
Devrais-je mourir sans avoir cru
Pourrais-je vivre sans garder,
Devrais-je mourir sans avoir pu.
 
Jacqueline Savard
Sainte-Anne-des-Monts.
 

 

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